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.: Prodomo Mereel :.
Le Fantôme


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Joined: 30 Jul 2007
Posts: 830
Localisation: Tatooïne - Mos Esley
Argent: 5000CR (perso) + 30000 (camp)
Metier: Coursier/(Chasseur de Tresor)
Arme(s): Blaster leger, deux blaster-mitrailleurs de modèle AT-22.
Armure(s): Veste Blast

PostPosted: 22/02/2008 00:20:08    Post subject: Retour aux sources. Reply with quote
IIème partie.
20em Episode des Aventures du Chasseur Prodomo.
(Suite de)

petit thème

La nacelle se déplia pour laisser les passagers de la navette descendre à quai. Beaucoup de gens empreintaient ces moyens de transport extraplanètaire, des ouvriers, des hommes d'affaires ou divers personnage n'ayant la fortune nécessaire pour se payer son propre vaisseau. Le dernier passager à descendre fut Prodomo Mereel. Le jeune homme ne put s'empêcher de rester là un moment, à observer les speeders voler au dessus de lui, ou plus bas, vers les étages inférieurs. Il se perdit dans la contemplation du soleil à travers les épais nuages de la planète gazeuse. Machinalement il alluma une cigarette, puis se rendit compte que son briquet n'avait plus de gaz. Blasé il le jeta par dessus la balustrade d'un geste non-chalant, puis s'en alla avec sa clope au bec, toujours éteinte.
La cité ouvrière n'avait pas changé, si les rues qu'il pratiquait pour le moment semblait nettoyée du fait de leur proximité au spatioport, il voyait bien que les autres étaient aussi propre qu'un vieil hutt. Peu de gens se laissait à la folie de fumer sur la planète du tibanna, le combustible pour vaisseau et blaster, de ce fait, il ne put croiser un passant avec une clope avant un moment.
Il trainait son vieux sac sur son dos. Ce sac qui le menait sur cette planète pourrie en fait. Bien sûr ce n'était pas de gaieté de coeur que Prodomo Mereel revenait sur Tibannopolis. Il se remémorait les semaines qu'il avait vécu ici, mais particulièrement la raison de sa présence d'alors. Sa formation de chasseur de prime. Et oui, le jeune homme qui avait l'apparence d'un vagabond, d'un vieux bandits crasseux, n'était en fait qu'un ancien chasseur de la guilde. Bien sûr il s'était engagé suite à des magouilles faites avec les membres du Soleil Noir, mais ça lui avait plut de traquer des êtres pour se faire un peu d'argent, cette vie il s'y était accroché ; ça avait été un nouveau départ pour lui, une chance de sortir des résaux criminels. Cela avait duré quelques mois, jusqu'à une mission en équipe, avec d'autres membres de la Guilde. Les choses s'étaient mal passé pour lui...
Alors qu'il était plongé dans ses pensés, perturbé par une certaine nostalgie, le jeune homme n'avait pas fait attention, et avait bousculer une jeune femme à un tournant de rue. Celle ci s'offusqua et le prit pour un voyou, ou un clochard. Le dégout se lisait sur son visage, et l'idée qu'elle le trouva répugnant, lui, à l'intérieur d'une ville aussi sale le fit rire. Bien sûr il se rendait bien compte qu'il devait faire un brin de toilette et se changer à l'occasion. Pourtant il n'avait pas d'autre vêtements que ceux là, et cela faisait bien 2 mois qu'il les portaient. Il se doutait néanmoins, que là où il se rendait, il pourrait trouver des vêtements ou trouver de quoi s'en procurer.
En fait il était là pour tenir sa promesse faite à un homme. Même si ce dernier était un vieux fou, Prodomo aimait tenir sa parole, et l'argent que le vieux lui avait avancé lui serait remboursé. Et puis le vieux marchands lui avait presque promis une sorte de job, en tout cas de quoi gagner un peu sa croute maintenant qu'il n'avait plus rien. Effectivement Prodomo Mereel le chasseur de prime était mort. Du moins du point de vue juridique ; on avait affirmé qu'il était décédé sur Coruscant, donc son compte en banque fermé et sa licence de chasseur annulé. Il avait tenté d'accéder aux donnés de la Guilde pour s'informer, mais son identifiant avait été effacé. Il n'était donc plus personne. Un fantôme en quelque sorte.
Après une longue marche il arriva dans la ruelle étroite et insalubre qui menait à la boutique de son vieux. Des clochards trainaient par terre, mais ne lui demandèrent rien ; certainement pensaient ils qu'il n'avait guère plus qu'eux. Les quelques voyous qui trainaient l'ignorèrent de même, et sans encombre il traversa une zone extrêmement mal famé du quartier. Quand il atteignit la porte, il la poussa de l'épaule, retirant d'une main ses lunettes d'aviateurs et de l'autre son vieux bandana. Il pensait qu'ainsi le vieillard aurait moins de mal à le reconnaitre. Bien sur son épaisse barbe et ses cheveux hirsutes ne l'aiderait pas, mais l'essentiel en vérité se trouvait dans la veste. Même si elle avait prit quelque coup, elle était bien celle que l'homme lui avait confié.
Ce dernier se décida à venir pendant que Mereel observait sa pitoyable reserve d'équipement. Le jeune homme se douta que les affaires ne devaient être guère fleurissante dans le coin, et qu'en plus de la réputation du quartier, le vieux était un très mauvais marchand. Prodomo le vit sourire très rapidement, à priori il ne semblait même pas remarquer de changement chez l'ex chasseur et l'accueilla avec toute la chaleur qu'un commerçant peut offrir à son seul client mensuel.


sénateur Palpatine - ah ! ça fait longtemps que je vous attend mon ami !
J'ai hatte que vous me racontiez vos exploits
!

Prodomo ne put s'empêcher de rire de bon coeur. Il était venu ici principalement pour amener tout plein d'objet à cet homme, afin de régler sa dette, et peut être de se faire un peu d'argent, mais tout ce qui intéressait l'autre, c'était ses histoires. Pourtant, bien que d'un naturel assez taciturne, Prodomo se rendit compte qu'il n'avait pas eu une véritable conversation depuis longtemps. Rapidement il se dit que cela lui ferait du bien, et peut être était ce là le bon moment de revenir sur tout ce qu'il avait vécu ces derniers mois.

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Last edited by Prodomo Mereel on 23/02/2008 21:15:10; edited 3 times in total
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PostPosted: 23/02/2008 13:40:27    Post subject: Retour aux sources. Reply with quote
Prodomo tira une vieille chaise pleine de bardas, il observa un instant où poser les outils et autres objets qui l'encombraient, mais ils étaient laissés là faute de place. Il les laissa donc à même le sol, sans trop se soucier de l'aspect bordélique des lieux : personne ne viendrait dans cette boutique, ou alors simplement par hasard. Il s'installa près du comptoir derrière lequel se trouvait le vieil homme. Il demanda au vieux s'il avait du feu pour allumer sa cigarette restant toujours pendu à ses lèvres. Celui ci fouilla un instant autour de lui, puis sortit un chalumeau. Bien que dubitatif, Prodomo saisit l'outil et s'en servit pour allumer sa clope ; la chaleur lui réchauffa le visage et il trouva cela extrêmement agréable. La chaleur... voilà une chose qui lui avait été étrangère durant ces derniers mois.
Le vieillard bondit subitement et partit en courant vers l'arrière boutique, certainement là où se trouvait son appartement. Il revint rapidement avec une bouteille poussiéreuse. Il la débouchonna et chercha près de lui un verre, ou un quelconque récipient. Il trouva un petit vase et une tasse sale. Il souffla fort dans le vase pour en faire sortir la saleté et la poussière, puis servit le contenu de la bouteille dans celle ci et sa tasse. Quand il l'eut posé Mereel put constater qu'il s'agissait d'un vieux cognac, au vue des inscription il devait être de Kalabra, leur cognac y était célèbre. Bien que le vase ne l'engagez guère, si petit soit il, l'ex-chasseur de prime qui en avait connu des pires trinqua avec le vieil homme.


- Avant de commencer, des présentations sont de mises. Je suis Prodomo Mereel, ancien chasseur de prime, aujourd'hui déclaré mort... vous comprendrez quand j'vous aurez tout raconté.

Le vieillard s'en amusa, il semblait impatient comme un petit enfant, il ne tenait pas en place et attendait la suite d'un air gourmand. Il but une longue gorgée de son breuvage puis déclara d'un air non-chalant :

- Moi c'est Gaston.

Prodomo ne put s'empêcher de sourire. L'homme montrait une telle avidité dans ses propos. Il ne s'était jamais vu comme un orateur ou un compteur, et bien sûr les mots et les paroles n'étaient pas vraiment son domaine de prédilections. Pourtant il trouvait cela agréable, et le dénommé Gaston l'amusait autant qu'il lui plaisait. Il tira un moment sur sa cigarette, appréciant son parfum et la fumée qu'il absorbait. Les cigarettes... encore une étape de son histoire. Il réflechit un instant par où commencer, comment raconter tout ça sans perdre son auditoire. Puis il commença par lui raconter comment il était devenu chasseur de prime, car sans cela, le vieillard ne comprendrait pas pourquoi il était en mission pour la guilde, cette mission qui était le vrai début de son périple. Il lui raconta tout, depuis sa planète d'origine jusqu'à Bespin, puis il lui compta sa chasse sur Tatooïne, sa fausse chasse en vérité.
Cela semblait plaire à Gaston, et quand Prodomo lui compta le combat contre l'autre chasseur, il n'en pouvait plus. Il sautillait complètement surexcité, et ce fut l'extase complète quand Prodomo sortit de son sac quelques affaires ayant appartenu à sa victime. Une partie des objets qu'il lui avait promis de lui ramener, pour rembourser sa dette. Au vue du regard du vieil homme, Prodomo se douta qu'il avait déjà remplit une grande part du contrat. Il lui raconta donc comment il avait sauvé Norad Rinn, puis gagné La cité des Nuages.
Il lui expliqua ensuite qu'on l'avait appelé pour une mission sur Coruscant, une mission en équipe. Bien sûr cela avait était nouveau pour lui, et l'expérience lui avait gravé un bien mauvais souvenir :


- J'suis pas habitué à bosser en équipe, depuis toujours je fais mes affaires en solo, même quand j'travaillais pour le Soleil Noir sur Concord Dawn je faisais en sorte d'être le plus indépendant possible. C'est d'ailleurs ce qui m'a toujours distingué à l'époque.
Du coup, le parrain de la guilde nous avait donné rendez vous, avec d'autres chasseurs, dans un jardin de Coruscant. Il va sans dire que notre rencontre dégagé une sorte de tension, et que bien que collègue on était tous un peu en compétition. Plus tard on nous expliqua notre mission ; c'était un gros coup. Notre cible était un dénommé Bolo Yeune, un gros bonnet du crime dans la capitale. A priori il avait doublé les hutts de Nar Shadaah, ce qui ne porte pas vraiment chance. Pourtant il avait sut survivre un bon moment et c'était fait une fortune conséquente, il avait son propre penthouse et une sécurité incroyable. Notre mission en premier lieu était de rassembler des renseignements sur le type et sa garde, sur le système de sécurité et aussi sur la localisation de l'appartement.
Pour ce faire, le parrain avait formé des duos, et chacun de notre côté avions un ordre de mission. Avec un dénommé Kabaran je devais rassembler le maximum d'information sur la garde personnel du bonhomme, nous étions donc parti pour le centre de recrutement des mercenaires. On pensait y trouver toutes les informations sur le nombre et l'équipement de nos adversaires, mais il s'est avéré qu'ils n'étaient pas des mercos. Un peu dérouté, nous avons du improviser un autre moyen de trouver qui était les hommes de la sécurité, et à vrai dire, nous étions plutôt inquiet, du moins je l'étais ; si Bolo Yeune n'avait pas engagé des mercenaires, c'est que ses hommes lui avait été probablement confié par des gens qui le protégeait, des gens qui avait les moyens de le faire s'établir à Coruscant et de le faire prospérer, des gens qui gagne gros à faire perdre des bénéfices aux hutts... tout m'indiquait que le Soleil Noir était derrière tout ça.
Bien sûr ce n'était qu'une hypothèse, mais je ne voyais qu'eux. Ainsi j'emmenais Kabaran jusqu'à un bouge réputé pour sa présence de l'organisation criminelle. Bien sûr je n'en touchait pas à mot à mon camarade, au risque de me démasquer bêtement, surtout si c'était pour ensuite me tromper. Heureusement pour moi, les membres du Soleil Noir de Coruscant ne me connaissait pas, et pour eux je n'étais qu'un chasseur de prime comme les autres. Leur accueil ne fut guère amical bien qu'il n'y eut aucune tumulte : il valait mieux que l'établissement reste aux calmes, sinon les autorités auraient put venir jeter un oeil et découvrir toutes les affaires louches qui s'y passaient. Nous questionnâmes plusieurs malfrats sur cette mystérieuse garde, puis nous fûmes forcés de quitter les lieux bredouilles. Je sentais d'instinct que le Soleil Noir était bien derrière tout ça, leur culpabilité se lisait sur chaque visage, mais je n'voyais pas comment les compromettre et les faire parler. La réponse me fut rapidement portée.
A quelques rues de là, alors que nous traversions une passerelle en vue de rejoindre un autre quartier où trouver des informations, une bande de bandit nous arrêta. Leur sourire et leur arme en main me suffisait pour confirmer mes craintes : le Soleil Noir était bien derrière tout ça. Ils ne perdirent pas de temps et me demandèrent directement pourquoi j'agissais contre l'organisation m'accusant de traitrise. Bien sûr il venait de me compromettre, Kabaran se rendant alors compte de mon affiliation à la même confrérie que Bolo Yeune. Le jeune impétueux n'attendit guère d'explication et dégaina à son tour pour pointer son blaster sur moi. J'étais alors entre deux feu, les membres du Soleil Noir pointant leurs armes sur nous deux, la tension montant à grande vitesse. Le silence s'était fait lourd et je sentais me mort venir, plutôt que de parler, je préférai agir. Je bondit alors sur Kabaran, vers le rebords de la passerelle. Il appuya sur la gâchette mais son tir s'évanouit dans le vide. Les trois bandits ne perdirent pas de temps à nous arroser de tir, et alors que j'entrainais Kab' par dessus la balustrade dans mon élan, je reçut un tir de blaster dans l'épaule.
Je lâchai alors mon camarade qui, comme moi, tombait dans le vide infini qui séparait le sol de Coruscant de ses étages éternellement haut. Des lancespeeders fusaient en tous sens, nous évitant de justesse à chaque fois, klaxonnant véhément dans tout les sens. Je savais que même si nous avions échapper à nos poursuivants, nous allions certainement mourir percuté ou écrasé plus bas. Je vis devant moi apparaitre à toute vitesse un énorme truckspeeder et je sentais la ma mort : j'allais être percuté. Fermant les yeux j'acceptais mon destin.


Il marqua une pause, buvant un peu de cognac, tirant amoureusement sur sa cigarette et laissant ainsi le temps à son ami de bien imaginer tout la scène. A repenser à tout ça, son épaule le refaisait souffrir, machinalement il passa sa main sur sa cicatrice. Comme il n'avait eut accès aux informations de la guilde, il ne savait pas comment c'était déroulé la fin de la mission, et il ne savait pas non plus ce qu'était devenu Kabaran, si tout comme lui, il avait put survivre. Bien sûr, il y avait peu de chance que ce soit le cas, déjà que pour lui cela tenait du pur miracle. Il rebut une gorgée d'alcool puis reprit sa narration :

- Il va de soit que ce truckspeeder ne m'a jamais atteint, sinon je ne saurai raconter mon aventure.
En fait, après avoir fermé les yeux, je suis atterrit violemment dans une neige poudreuse. Soudain le temps se fit glacial. J'ouvrais mes yeux, pris de stupeur, ne comprenant pas ce qui venait de se passer : je venais d'atterrir bien loin de Coruscant, car je me trouvai à présent dans la neige au milieu d'un desert glacé. Le blanc s'étendait vers l'horizon, et je me doutais que la température n'avait rien à voir avec l'altitude. En fait j'étais tombé sur une planète glaciaire. Mon cerveau tentait de trouver une explication logique, ne serait qu'un peu. Peu être sortai je d'un coma, et que j'avais oublié tout ce qui s'était passé entre la collision et mon arrivé en ce lieu. Bien sûr je savais que ce n'était pas ça. J'étais habillé à l'identique, aucune nouvelle blessure apparente et mon épaule me faisait toujours souffrir.
Peut être étais je mort. Certaine croyance déclare qu'après la mort on atteint un purgatoire, mais la douleur et le froid me faiait bien penser que j'étais en vie, ou alors tombé en enfer. J'étais transit de froid, bien sûr je n'était pas vétit pour une telle température, et la neige me gelait la peau et les membres. Je sortai de la neige pour chercher un endroit où m'abriter, derrière moi, à quelques heures de marche se trouvaient des montagnes. Sentant que c'était ma seule chance de survie je m'y dirigeai.
Quand j'y parvins, mon corps était presque paralysé, je craignais l'apparition d'engelure ou de mourir de froid. De plus, n'ayant pas vue une seule trace de vie sur cette planète, j'appréhendais la faim qui pourrait me tenir. Je trouvai rapidement une grotte dans les montagnes et je m'y enfonçai pour y trouver refuge, la chaleur étant conserver en leur coeur. Je découvrit alors un être vivant : une sorte de gorille blanc, avec quatre bras, dont deux plus petits que les supérieurs. Ses crocs semblaient gigantesque et son hurlement d'accueil perça mes tympans. Je n'avais pas fait tout ce chemin et je ne m'étais pas battu contre le froid pour mourir dévoré par cette bête. Je dégainai mon blaster pour lui tirer en pleine tête, mais cela ne lui fit rien d'autre que de l'excité plus encore. Furieux il s'élança en ma direction, et très vite je jetais mon arme pour sortir ma vibrohache. Je roulais sur le côté pour éviter sa première attaque et, encore accroupi, je lui assenais un puissant coup dans la jambe. Avec chance, la lame trancha la créature, et avec la violence du choc je brisa l'os jusqu'à complètement couper la jambe en deux. La bête tomba au sol, mais grâce à ses nombreuses pattes elle se mouva en ma direction, montrant bien ses crocs. Surpris je n'eut pas le refléxe nécessaire pour éviter son coup, et je reçut une puissante claque lâché par une main qui faisait plus de la moitié de ma taille. Je volai dans la grotte avant de m'écraser contre la paroie, à demi conscient. Pourtant alors que la créature arrivait sur moi, la peur me fit tresser ma hache. La lame vint se planter dans la bouche grande ouverte du monstre, puis comprenant ma position, je n'eut qu'à pousser de toutes mes forces pour lui transpercer le palais et ainsi déchirer son cerveau.
Après avoir soufflé un moment, je me rendais compte que la créature avait fait une réserve de viande de divers animaux, je constatai avec un certain soulagement que son épaisse fourrure pourrait me faire une chaude couverture et que la neige me permettrait de boire. Je me confectionnais ainsi un petit nid, comptant les jours, rationnant ma viande et optimisant mon QG avec quelques pièges ou des meubles : J'avais fait une sorte de grand bac pour y entreposer la viande et j'y ai rajouté de la neige et de la glace. Ainsi je pouvais la conserver plus longtemps. Je resta là pendant plusieurs semaines, je me lançais dans des expéditions des environs pour y trouver n'importe quoi, mais quelque chose qui permettrait de regagner la civilisation. Mais à chaque fois je ne revenais qu'avec du gibier ou même carrément bredouille.
C'est quand je me résigna à vivre dans ma montagne, parmi les bêtes que les choses changèrent. Sans que cela soit du désespoir, j'éprouvais un sentiment d'acceptation du destin. J'abandonnais d'une certaine manière la raison qui me dictait qu'il fallait quitter ce lieu, et je devenais un sauvage. C'est probablement cette état de folie qui m'a sauvé...
Mon esprit en vain à imaginer l'impossible, je repensais à la manière dont j'étais arrivé ici, et je parvenais à imaginer milles moyens impossible pour effectuer ce que j'avais fait sans le savoir. Pourtant, la solitude me tenait, je ne supportai plus de ne plus pouvoir parler, de ne plus pouvoir apprécier la chaleur humaine ou fumer une cigarette. Je décidai donc de réparer la fissure dans le destin que j'avais provoqué : Je pris mon blaster, cala le canon sous mon cou et ferma les yeux.


Prodomo s'arrêta une seconde fois, il se souvenait avoir quelque chose pour Gaston. Il ouvrit le sac et en ressortit un étrange ornement : un croc de la bête. Il l'avait gardé avec lui pour se prouver qu'il n'était pas fou, mais à présent il n'en vait plus besoin ; il savait la vérité et n'en avait plus peur. Il continua donc :

- Alors que j'allais appuyer sur la gâchette et m'exploser la cervelle contre la paroi de ma grotte, j'entendis ce que mon esprit fou mit du temps à analyser : des bruits de véhicules, des voies. La civilisation.
Quand j'ouvris les yeux, une nouvelle fois j'étais arrivé à un autre endroit. Le doute n'était plus permis : je m'étais téléporté. Rapidement je constata que j'étais revenu à Concord Dawn, ma planète natale. J'étais fou de joie et j'allais la crier au monde quand soudainement ma vision se trouble. En fait pas ma vision, mais tout ce que je voyais, la réalité. Une fissure se fit devant moi, dans l'air. Je me vit happé, sans le sentir, et la seconde d'après j'étais revenu dans ma grotte. Seul.
Je pleurai. J'étais fatigué mentalement, certainement à cause de cet étrange voyage que je n'avais pas ressentit physiquement, et puis j'étais désespéré. Pourtant, c'était la réponse qu'il fallait à mon esprit, elle éclairait la raison et éclaircissait mes idées. Je crois que c'est à cet instant que la folie s'évada de moi. Je me décida à m'entrainer, mais je n'arrivai plus à retourner sur Concord Dawn, ni Bespin et encore moins Coruscant. Je crois qu'il est difficil de faire d'aussi grand voyage, et ceux que j'ai pu faire dans le passé était involontaire, instinctif. Pourtant je pu m'entrainer à voyager à la vue, sur la planète glaciaire. J'observai un endroit, puis après avoir provoqué une fissure dans l'espace je m'y trouvai.
Avec quelques semaines, j'endurcissais mon esprit à encaisser le plus de voyage possible, et j'en profita pour parcourir la planète à une vitesse inimaginable ; je passais d'un point d'observation à un autre et avant de me fatiguer il me suffisait de retourner dans ma grotte. Comme je me souvenais du dernier lieu où j'avais été, le lendemain en pleine forme je pouvais y retourner. Ainsi, avec du temps et de la patience, et certainement beaucoup de chance, je suis tombé sur un campement de colon. Il s'agissait d'humain et ils furent choqué de me voir arrivé en ermite que j'étais, mais il notèrent que j'étais armé et il eut une tension. Rapidement j'inventais une histoire, déclarant être un chasseur de prime écrasé suite à une attaque de pirate, je leur expliquais que cela faisait près de deux mois que j'étais là, à survivre tant bien que mal. C'est là que j'appris que j'étais déclaré décédé, que ma licence avait été effacé. J'appris aussi que j'étais sur Hoth.
Les colons n'appréciaient guère ma présence et ils jetèrent dans la première navette vers une planète civilisée. Ils ne me permirent même pas de me laver ou de me changer. Par chance cette navette faisait escale vers plusieurs planètes, et quand j'appris que l'une d'entre était Bespin, je décidai d'attendre jusque là. Je suis donc rester une semaine dans cette navette, en attendant d'arriver ici.


Sa cigarette était consumé, il finit son "verre" puis l'écrasa à l'intérieur. Il l'avait taxé à l'un des passagers, mais n'avait pu la fumer que maintenant : la première depuis deux mois. De plus il appréciait de délier sa langue, de parler et de réchauffer sa gorge. Pendant le voyage il n'avait guère parlé, les passagers préférant rester tous de leur côté. Il était content d'avoir pu partagé tout ça, et puis il savait que si le vieux répétait tout ça, on ne le croirait pas : il était fou. Néanmoins l'ex-chasseur de prime n'était pas venu pour discuter à la base. Mais pour trouver un nouveau bouleau.

- La dernière fois, vous m'aviez dit que vous pourriez m'acheter des objets si je vous en ramenez de mes missions. C'était une sorte de bouleau non ?
Maintenant que je n'ai plus rien, je peux m'y consacrer à tant plein, être votre chasseur de trésor en quelque sorte, même être votre coursier. Je suppose que vous ramener autre chose que du vieil équipement usé de la dernière guerre pourrait faire fleurir votre commerce.
Qu'en pensez vous ?


sénateur Palpatine - Un chasseur de trésor ? Voilà une idée intéressante...
Un reconvertissement intéressant pour un chasseur de prime. De plus... si vous disposez vraiment du pouvoir dont vous me parlez, vous pourriez être vraiment util...


Il semblait plus lucide que jamais, ses yeux étaient plongés dans son regard et n'avait plus rien d'un vieux fou, il semblait être un marchand futé et rusé.

sénateur Palpatine - Vous pourriez même passer aux travers des coffres, vous échapper d'un musée.
Je crois que l'on va collaborer Mr. Mereel.


Prodomo ne s'attendait pas à cela, il n'avait pas pensé à utiliser sa capacité ainsi, et ne s'était pas attendu à ce que le vieillard réagisse ainsi. Pourtant il n'avait guère le choix, et puis ce n'était pas si terrible. Il allait accepter, ça il le savait déjà, mais il se demandait jusqu'où irait Gaston. En outre, il se rendit compte quand ce dernier l'appela par son nom, qu'il y aurait un problème : il ne pouvait plus se faire appeler ainsi puisqu'il était mort. De ce fait il lui fallait une nouvelle identité. Il réfléchit un instant et se demanda qui pourrait lui créer une nouvelle identité, avec travail rétinien et faux test ADN. Il songea directement à ses bons vieux amis du Soleil Noir, mais maintenant qu'il était libéré de leur étau, il ne comptait pas y retourner. Il fallait trouver quelqu'un d'autre... il songea à Norad Rinn, mais il ignorait où le trouver.
C'est vrai qu'il ignorait où le trouver, mais il savait où le chercher : les cantinas.


- Je vais avoir besoin d'une nouvelle identité, d'ouvrir un nouveau compte. Je pense savoir qui il me faut, mais il va falloir que je le trouve. Une fois ces petites choses réglées, je pourrais commencer à travailler pour vous.
Et sinon... est ce que vous auriez de quoi me changer et me nettoyer ?


sénateur Palpatine - 'Sûr ! Fouille dans c'bazar, tu devrais trouver quelque chose à te mettre. Sinon tu peux utiliser mes quartiers, tu es mon associé maintenant, fais comme chez toi. Je te tirerai un matelat pour que tu dormes ici. Prends ton temps pour régler ce que tu as à faire, moi de mon côté je vais me renseigner pour nous trouver une bonne affaire à nous mettre sous la dent.
Bien sûr tu me remboursera tout ce que tu m'empreintes !


Comme il n'ajoutait rien par rapport à sa précédente dette, Prodomo jugea que sur ce plan là, ils étaient quitte. Il accepta de plus la proposition de Gaston et il était ravi de ne pas avoir de chambre d'hôtel à payer, et surtout d'avoir la possibilité de pouvoir enfin se laver et mettre des vêtements propre. Bien sûr le vieux ne gardait que d'anciens équipements militaire, ainsi il se retrouva avec un pantalon de combat mandalorien rouge, des bottes en cuir noire et un gilet noire avec des écussons de l'armée républicaine. Il prit une bonne douche dans l'appartement relativement propre de Gaston, puis se rasa avec un couteau de combat. Il préféra garder sa chevelure hirsute plutôt que de raser complètement, mais il ajouta par dessus sa casquette camouflage désert. Quand il s'observa dans la glace il ne put s'empêcher de rire : il avait l'air ridicule. Mais au moins il était propre et se sentait infiniment vivant. Il nettoya sa veste blast, bien qu'elle ne fut guerre utile puisque ses batteries étaient complètement épuisées. Une fois bien récurée, il l'enfila par dessus son gilet puis s'arnacha de sa ceinture avec son vieux holster, mais laissa de côté sa vibrohache, son meilleur allié de ces derniers mois. Pour vérifier si sa capacité fonctionnait toujours, il tenta de reprendre en mémoire la cantina qu'il avait beaucoup fréquenté. Rapidement la fissure apparut.

(Suite)

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